Progrès sociaux, construction européenne, diplomatie... Quel est l'héritage de François Mitterrand, trente ans après sa mort ?
L'héritage politique du premier président de gauche de la Ve République, décédé le 8 janvier 1996, est délicat à définir, y compris parmi les socialistes historiques.
Témoignages Progrès sociaux, construction européenne, diplomatie... Quel est l'héritage de François Mitterrand, trente ans après sa mort ?
L'héritage politique du premier président de gauche de la Ve République, décédé le 8 janvier 1996, est délicat à définir, y compris parmi les socialistes historiques.
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Radio France
Publié le 08/01/2026 08:14
Temps de lecture : 3min
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L'ancien président, François Mitterrand, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 21 novembre 1985. (MICHEL CLEMENT / AFP)
Il y a 30 ans jour pour jour, le 8 janvier 1996, François Mitterrand décédait. François Mitterand, élu chef de l'État deux fois d'affilée, a dirigé le pays pendant 14 ans, lorsqu'un mandat durait encore sept ans. Le socialiste arrive au pouvoir pour la première fois en 1981, un bouleversement politique à l'époque, avec son cortège de progrès sociaux. Et pourtant, 30 ans après, même les socialistes historiques ont du mal à définir ce qu'est le "mitterrandisme".
"Je n'en sais rien, pourtant j'ai été le premier collaborateur de François Mitterrand", confesse Laurent Fabius, emblématique Premier ministre de François Mitterrand. Pour lui, le mitterrandisme c'est avant tout "l'alternance, pendant des décennies, on pensait que la gauche ne pouvait pas arriver au pouvoir".
Définir le mitterrandisme n'est pas non plus évident pour Michel Sapin, un autre compagnon de route historique du premier président socialiste de la Ve République : "Le mitterrandisme n'est pas quelque chose de définissable, n'est pas une doctrine. Le mitterrandisme, c'est d'abord une habileté politique, c'est d'abord un art de conquérir le pouvoir."
Le 10 mai 1981, jour de son élection, les attentes sont alors énormes envers François Mitterrand. "Celui qui avait promis de changer la vie était arrivé au pouvoir et Barbara chantait 'Un homme, une rose à la main, a ouvert le chemin'. C'était vraiment ce que les gens entendaient, pensaient", raconte l'actuel premier secrétaire des socialistes, Olivier Faure.
Et le bilan des avancées sociales est à la hauteur, estime Olivier Faure, à commencer par l'abolition de la peine de mort, mais pas uniquement. , énumère-t-il.