Rentrée littéraire de janvier : Gisèle Pélicot, Ovidie, Charlotte Casiraghi, leurs essais arrivent en librairie
Parmi les sorties les plus attendues figurent aussi deux essais consacrés à l'abbé Pierre accusé, depuis 2024, d'agressions sexuelles par plusieurs femmes.
Parmi les sorties les plus attendues figurent aussi deux essais consacrés à l'abbé Pierre accusé, depuis 2024, d'agressions sexuelles par plusieurs femmes.
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France Télévisions - Rédaction Culture
Publié le 02/01/2026 18:58
Temps de lecture : 3min
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Gisèle Pélicot lors du procès en appel des viols de Mazan, à la cour d'assises d'appel du Gard, à Nîmes, le 9 octobre 2025. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)
Les mémoires de Gisèle Pelicot, de nouveaux témoignages sur l'abbé Pierre, les réflexions de Charlotte Casiraghi et un pamphlet sur Emmanuel Macron font partie des nombreux essais et documents publiés début 2026.
Et la joie de vivre (Flammarion), signé par Gisèle Pelicot et la journaliste Judith Perrignon, est probablement le livre le plus attendu : il sort le 17 février dans une vingtaine de langues, notamment aux Etats-Unis. Cette sortie mondiale témoigne de la notoriété acquise par cette Française de 73 ans qui est devenue une figure du combat contre les violences sexuelles après un procès historique contre ses violeurs, parmi lesquels son ex-mari.
Dans une autre affaire retentissante, celle de l'abbé Pierre, accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles plus de 15 ans après sa mort en 2007, deux livres tentent de comprendre "le système de silence" qui a perduré pendant des décennies. Frédérique Kaba, ancienne directrice à Emmaüs, publie Silence sacré, pourquoi nous nous sommes tus (Buchet-Chastel), tandis que Rachel Le Nan raconte dans Et pourtant, tout le monde savait (City) avoir été abusée par l'abbé Pierre alors qu'elle n'avait que huit ans.
Près d'une décennie après le début de #MeToo, l'ex-star du porno Ovidie décrypte dans Slut shaming (La Découverte), "le mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui ont été sexualisées et l'ont payé très cher".
Dans Les mots qui tuent (Arthaud), la journaliste Michelle Fines fait "l'autopsie" du harcèlement dans le couple qui mène au suicide, des "meurtres invisibilisés qui font deux fois et demi plus de victimes que les féminicides". Charlotte Casiraghi, la nièce d'Albert II de Monaco, sort fin janvier son premier livre, (Julliard), dans lequel cette passionnée de littérature mène en citant ses auteurs préférés.