Soulèvement en Iran : le régime peut-il tomber ?
En Iran, les manifestations contre le régime des mollahs se poursuivent, samedi 10 janvier, malgré la répression. Les manifestants espèrent le retour de Reza Pahlavi, fils du dernier chah, qui a appelé le peuple à sortir dans la rue.
Publié le 10/01/2026 21:02 Mis à jour le 10/01/2026 22:56
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En Iran, les manifestations contre le régime des mollahs se poursuivent, samedi 10 janvier, malgré la répression. Les manifestants espèrent le retour de Reza Pahlavi, fils du dernier chah, qui a appelé le peuple à sortir dans la rue.
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Comme si les manifestants n'épargnaient aucun des totems du pouvoir iranien. Au cœur de Téhéran (Iran), dans la nuit du 9 au 10 janvier, une mosquée est en flamme. Et à Karaj, dans le nord du pays, un bâtiment officiel a été incendié. Samedi soir encore, dans les rues de Téhéran et malgré les risques, ils étaient des milliers à manifester contre le régime des mollahs. Et de plus en plus souvent, ce slogan : "C'est la dernière bataille, Pahlavi va revenir".
Reza Pahlavi, l'homme dont un manifestant brandit le portrait et qui, depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, appelle les Iraniens à sortir dans la rue."Il faut se préparer à prendre les centres-villes et à les contrôler"", a-t-il enjoint.
Reza Pahlavi est-il l'homme qui peut incarner le futur de l'Iran ? Son père était dernier chah d'Iran, renversé en 1979 par la révolution islamique. En exil aux États-Unis et francophone, la figure de Reza Pahlavi a longtemps paru appartenir au passé. Avant d'apparaître, lui qui se dit favorable à une transition démocratique, comme un recours. "Ces jours-ci, en tout cas, c'est son moment. Cette nostalgie de l'ancien régime a alimenté une partie de la population qui est aujourd'hui totalement désespérée. La situation économique est terrible", analyse Armin Arefi, grand reporter au Point et spécialiste du Moyen Orient.
Héritier d'un régime autoritaire et réputé proche du gouvernement israélien, Reza Pahlavi ne fait pourtant l'unanimité, ni chez les Iraniens ni chez les Occidentaux. Dans la semaine, Donald Trump a indiqué qu'il ne souhaitait pas le rencontrer pour l'instant. Mais dans la soirée de samedi, le président américain a affirmé que les États-Unis sont prêts à aider les manifestants.