Surtaxer le business du porno, le débat qui occupe les parlementaires français à l’automne 1975
« 1975-1976, les années “classées X” » (4/6). A l’époque, les débats sur la loi de finances 1976 provoquent de vifs échanges au sujet de la taxation, et donc du contrôle, des films pour adultes. Un peu partout dans le pays, certaines séances font salle comble.
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1975-1976, les années « classées X »
L’épisode 5 sera disponible prochainement.
1975-1976, les années « classées X »
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« 1975-1976, les années “classées X” » (4/6). A l’époque, les débats sur la loi de finances 1976 provoquent de vifs échanges au sujet de la taxation, et donc du contrôle, des films pour adultes. Un peu partout dans le pays, certaines séances font salle comble.
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« Durcissez votre sexe… Pardonnez ce lapsus. Durcissez votre texte. » Au palmarès des perles prononcées dans l’hémicycle du Palais-Bourbon, celle du député Union des démocrates pour la République (UDR, droite) Robert-André Vivien, peut prétendre au podium. Cette interpellation, lancée en séance du 24 octobre 1975, visait un autre député UDR, Jacques Marette. Lapsus ou boutade ? Le doute est permis, vu le profil de son auteur : un grognard du gaullisme, ancien résistant, copain comme cochon avec certains députés communistes, habitué à fréquenter la buvette de l’Assemblée. De là à penser qu’il a voulu amuser la galerie, il n’y a qu’un pas.
Le « texte » qui fait fourcher sa langue ce vendredi de l’automne 1975 est un amendement au projet de loi de finances pour 1976 visant à surtaxer la production et l’exploitation de films pornographiques. En somme, il s’agit de pénaliser fiscalement le vice. Aux yeux d’une bonne partie des parlementaires, il y a urgence à légiférer : voilà quelques mois que le pays est confronté à ce que l’hebdomadaire La Vie catholique qualifie de « marée noire pornographique » : un déferlement de films pour adultes proposés dans les mêmes cinémas que les comédies populaires ou les œuvres d’animation pour enfants.
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