Taïwan : Après les exercices chinois, le président s’engage à « défendre fermement » la souveraineté de l’île
Sous pression militaire de la Chine et soutenu par les Etats-Unis, Taïwan réaffirme sa souveraineté. Le président Lai Ching-te a répondu aux manœuvres de Pékin alors que l’inquiétude grandit aussi au Japon et aux Philippines
Le président de Taïwan Lai Ching-te a réaffirmé jeudi la détermination de son gouvernement à défendre l’autonomie de l’île, au lendemain de manœuvres militaires chinoises de grande ampleur menées autour de Taïwan. Dans une allocution télévisée, il a rappelé la ligne suivie par Taipei face aux pressions de Pékin. « Ma position a toujours été claire : défendre fermement la souveraineté nationale, renforcer la défense nationale et la résilience de l’ensemble de la société, mettre en place des capacités de dissuasion efficaces et construire des mécanismes de défense démocratiques solides », a-t-il déclaré.
La Chine a annoncé mercredi la fin « avec succès » de ces exercices lancés en début de semaine, qui comprenaient des simulations de blocus, des attaques contre des cibles maritimes et des tirs réels. Pékin considère Taïwan comme une province appelée à être réunifiée. A l’occasion de son message du Nouvel An, le président chinois Xi Jinping a réaffirmé cette position en déclarant que « la réunification de notre patrie ne pourra pas être empêchée ».
« Provocation flagrante contre la sécurité régionale »
Les autorités taïwanaises ont vivement condamné ces opérations militaires, les qualifiant de « provocation flagrante contre la sécurité régionale et l’ordre international ». Cette montée des tensions a également suscité des réactions dans la région, le Japon et les Philippines exprimant leur préoccupation face à la situation dans le détroit de Taïwan, un axe stratégique majeur pour le commerce international.
Le contexte est également marqué par le soutien militaire des Etats-Unis à Taipei. A la mi-décembre, Washington a approuvé une nouvelle vente d’armes à Taïwan pour un montant de 11,1 milliards de dollars, la plus importante depuis 2001. Cette décision, la deuxième depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, contribue à alimenter les tensions persistantes entre la Chine et Taïwan.