UE-Mercosur : la Commission envisage une entrée en vigueur du texte, sans attendre la ratification du Parlement
Les Vingt-Sept ont approuvé, à la majorité qualifiée, le texte sur lequel Bruxelles et les pays sud-américains s’étaient entendus fin 2024. Dans un contexte de fortes tensions, Ursula von der Leyen évoque une mise en application du texte avant le vote des eurodéputés.
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Les Vingt-Sept ont approuvé, à la majorité qualifiée, le texte sur lequel Bruxelles et les pays sud-américains s’étaient entendus fin 2024. Dans un contexte de fortes tensions, Ursula von der Leyen évoque une mise en application du texte avant le vote des eurodéputés.
Article réservé aux abonnés
L’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les quatre pays fondateurs du Marché commun du Sud (Mercosur), l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, n’est pas encore inscrit dans le marbre. Mais, plus de vingt-six ans après le début des discussions, il a passé une étape cruciale, vendredi 9 janvier. Les Vingt-Sept ont en effet approuvé, à la majorité qualifiée, le texte sur lequel la Commission européenne, qui a négocié en leur nom, et les pays sud américains s’étaient entendus en décembre 2024. « Un accord historique », s’est félicitée Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission.
La France, la Pologne, la Hongrie, l’Autriche et l’Irlande s’y sont opposées. La Belgique s’est abstenue. La réunion des ambassadeurs auprès de l’UE, qui a constaté l’existence d’une majorité relative pour le traité de libre-échange, s’est donc conclue par un oui massif. Forte de ce mandat, Ursula von der Leyen devrait désormais se rendre le 17 janvier, au Paraguay, afin de parapher le texte avec les chefs d’Etat sud-américains concernés.
L’accord commercial entre l’UE et le Mercosur créera une zone de libre-échange de plus de 700 millions de consommateurs. Il prévoit que, d’ici à quinze ans, le bloc sud-américain supprime les droits de douane sur 91 % des produits en provenance du Vieux Continent, comme les automobiles, actuellement taxées à 35 %, ou le vin (17 %). De son côté, l’Union doit progressivement retirer les siens sur 92 % des exportations du Mercosur.
Il vous reste 79.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.