Un homme jugé à Aix-en-Provence pour avoir acheté sur Internet une poupée pédopornographique
Il s’agit de l’un des premiers procès visant un acheteur depuis le début de la polémique déclenchée par la découverte de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur des plateformes chinoises.
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Il s’agit de l’un des premiers procès visant un acheteur depuis le début de la polémique déclenchée par la découverte de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur des plateformes chinoises.

Un homme doit comparaître, vendredi 2 janvier dans l’après-midi à Aix-en-Provence, pour avoir commandé une poupée sexuelle à l’apparence enfantine. Il s’agit d’un des premiers procès visant un acheteur depuis le début de la polémique déclenchée par la découverte de poupées pédopornographiques sur des plateformes chinoises.
Il y a deux mois, des employés d’une société de livraison alertaient la gendarmerie de Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône) « après la découverte, dans un colis en provenance de Chine, d’une poupée à caractère pédopornographique », avait alors fait savoir le parquet d’Aix-en-Provence. Interpellé et placé en garde à vue, le destinataire du colis, un homme déjà condamné pour agression sexuelle, avait reconnu avoir commandé cette poupée à des fins sexuelles, selon le parquet, qui avait requis son placement sous contrôle judiciaire.
« Une poupée sexuelle représentant une enfant, commandée par un homme de 56 ans déjà condamné pour des faits de mœurs, c’est la démonstration que ces objets nourrissent les pulsions pédocriminelles », avait alors dénoncé la haut-commissaire à l’enfance, Sarah El-Haïry.
Coup de filet en décembre
Ces poupées tombent sous le coup du délit de « diffusion de l’image ou représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique », passible de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Le prévenu avait passé commande sur Hydoll.fr, selon le parquet, un site spécialisé dans la vente de poupées sexuelles qui appartient à une compagnie hongkongaise. Librement accessible en France, il propose toujours à la vente de nombreuses références à l’apparence enfantine.
Cette première interpellation dans les Bouches-du-Rhône avait eu lieu en pleine polémique autour de la commercialisation de poupées sexuelles à l’apparence enfantine par des plateformes chinoises. Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ces poupées sexuelles sur les plateformes Shein et AliExpress avaient ensuite été interpellées lors d’un coup de filet à la mi-décembre.