Une ex-otage israélienne du Hamas affirme avoir été victime d'agressions sexuelles pendant sa détention
La jeune femme évoque "différentes formes d'agressions sexuelles en captivité, de la part de quatre hommes différents, avec des degrés de gravité variables".
La jeune femme évoque "différentes formes d'agressions sexuelles en captivité, de la part de quatre hommes différents, avec des degrés de gravité variables".
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France Télévisions
Publié le 02/01/2026 17:46 Mis à jour le 02/01/2026 18:15
Temps de lecture : 2min
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Des voitures de la Croix-Rouge lors de la remise d'otages du Hamas, le 19 janvier 2025 à Gaza. (YOUSSEF ALZANOUN / MIDDLE EAST IMAGES / AFP)
Une Israélienne, ex-otage du Hamas, a affirmé vendredi 2 janvier lors d'une interview télévisée avoir été victime de plusieurs agressions sexuelles au début de sa détention à Gaza, une déclaration rare depuis la libération de tous les captifs du territoire palestinien. "Plus personne ne me dira de me taire (…). Je suis là, j'ai gagné", a lancé Romi Gonen, 25 ans, dans deux interviews à la chaîne 12, la dernière diffusée jeudi soir.
La jeune femme évoque "différentes formes d'agressions sexuelles en captivité, de la part de quatre hommes différents, avec des degrés de gravité variable". Sans jamais explicitement prononcer le mot "viol", elle suggère clairement en avoir été victime. Plusieurs Israéliens et une autre femme ont déjà assuré avoir subi des agressions sexuelles en captivité. Le Hamas n'en a jamais admis aucune. Interrogé par l'AFP, le Hamas a affirmé que les "allégations (…) [de Romi Gonen étaient] toutes fausses".
Romi Gonen était au festival de musique Nova à Réïm, près de Gaza, lorsqu'elle a été enlevée le 7 octobre 2023 lors de l'attaque du Hamas en Israël qui a déclenché la guerre à Gaza. Elle n'a été libérée qu'en janvier 2025. Sur les 251 personnes – Israéliens et étrangers, civils et militaires, morts et vivants – enlevées le 7 octobre, toutes ont été remises à Israël, à l'exception de la dépouille d'un policier.
Amnesty International avait accusé en décembre le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens de crimes contre l'humanité, dont la torture, la disparition forcée, le viol et "d'autres formes de violences sexuelles". Le Hamas avait rejeté fermement le rapport, jugeant "malveillantes" les motivations derrière sa publication.